Mehdi a cofondé Team for the Planet : un mouvement composé de 130 000 investisseurs qui ont pour but d'investir 1 milliard d'euros pour soutenir des innovations de rupture.
Bonjour à tous 👋
Aujourd’hui, je vous parle à nouveau de Team for the Planet : la plus grande communauté citoyenne dédiée à l’action mondiale contre les gaz à effet de serre.
Après avoir échangé avec Arthur il y a quelques mois, je vous présente aujourd’hui Medhi, l’un des co-fondateurs qui a initié ce projet après avoir fondé 7 sociétés !
Bonne lecture ! 👇
Aujourd’hui, Mehdi Coly c’est :
👨👩👧👦 Un serial-entrepreneur qui a fondé 7 sociétés des colonies de vacances au SEO avant de s’investir à 100% dans le climat
🌍 Le co-fondateur de Team For The Planet : la plus grande communauté citoyenne dédiée à l’action mondiale contre les gaz à effet de serre composée de 130 000 membres
🌱 Une ambition : déployer 100 innovations mondiales pour lutter contre le changement climatique.
Et il vient de sortir son livre “Écolo mais pas relou” : un manuel d'auto-défense drôle et concret pour survivre en tant qu'écolo dans un monde extérieur hostile 👇
Quand on lui demande ce qui le pousse à entreprendre, Mehdi répond simplement : c’est le moyen le plus rapide de résoudre des problèmes collectifs.
À la base, il ne se destinait pas forcément à ça. En terminale, il voulait faire du cinéma. Mais ses parents préfèrent qu’il choisisse une voie plus “sûre”. Il part donc en droit, où il restera cinq ans, jusqu’à obtenir son master.
Une fois diplômé, il se rend compte que ce cadre ne lui correspond pas. Trop lent, trop éloigné de l’action. Il décide alors de créer sa première entreprise, Vitacolo, une société de colonies de vacances.
Mais dès le départ, il y a une logique différente : les bénéfices servent à financer le séjour d’enfants en situation de handicap.
Le projet fonctionne très bien, se développe rapidement, et lui permet de comprendre quelque chose d’important : il est possible de créer un impact social fort sans dépendre de financements publics.
Il enchaîne ensuite avec plusieurs projets, notamment dans le SEO. Ça fonctionne vite, il lève des fonds et part aux États-Unis.
À ce moment-là, son plan est clair : créer des entreprises dans la tech, les revendre, puis utiliser cet argent pour financer des projets à impact.
Mais un événement change sa trajectoire : la naissance de son enfant. Il découvre les travaux de Jancovici et prend conscience des limites planétaires.
À partir de là, il ne veut plus attendre. Il veut agir directement sur les sujets climatiques.
À la fin de Vitacolo, qu’il transmet après près de vingt ans d’existence, Mehdi garde une conviction : pour avoir un impact massif, il faut changer d’échelle.
Au départ, il pense qu’il doit accumuler du capital pour agir. Devenir riche, puis financer des projets.
Mais un ami lui fait remarquer quelque chose de simple : pourquoi ne pas demander directement aux gens de participer ?
Ils organisent alors une première conférence. L’idée est claire : proposer à des citoyens d’investir dans des projets climatiques, sans logique de rendement financier.
Le soir même, 300 personnes investissent 50 000 euros.
Ce moment est un déclic. Pas seulement pour le montant, mais pour ce que ça montre : il existe une envie massive d’agir, mais pas les bons outils pour le faire.
C’est comme ça que naît Team for the Planet.
Avec ses associés, Mehdi construit un modèle hybride. Ni un fonds classique, ni un incubateur, ni un startup studio. Mais un outil conçu pour financer et déployer rapidement des innovations capables de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Ils mettent en place un financement participatif permanent, ouvrent le capital à tous, et développent la notion de “dividendes climat” pour mesurer l’impact.
Aujourd’hui, Team for the Planet rassemble plus de 130 000 actionnaires et près de 50 millions d’euros investis.
Mais surtout, le projet repose sur quelque chose de plus profond :
les gens s’engagent autant pour ce que fait Team for the Planet que pour ce que le projet représente.
Dans Écolo mais pas relou, Mehdi part d’un constat assez direct : plus le sujet écologique devient central, plus il suscite du rejet.
Avec Team for the Planet, il a échangé avec des milliers de personnes. Des profils très engagés, d’autres plus éloignés du sujet, mais souvent la même réaction revient. Beaucoup sont déjà convaincus de l’urgence, mais ne passent pas à l’action.
Pas par manque d’envie, mais parce que le sujet est perçu comme trop complexe, trop technique, parfois même décourageant.
Il explique aussi que les frictions ne viennent pas uniquement de l’extérieur. Au début du projet, certains des échanges les plus difficiles étaient avec des personnes déjà très engagées, avec beaucoup de débats, de nuances et de concepts, mais peu de points d’entrée simples pour quelqu’un qui découvre le sujet.
Ce décalage crée une barrière. Des personnes intéressées finissent par se dire que ce n’est pas pour elles.
Le livre s’inscrit dans cette réflexion. Mehdi y partage ce qu’il a observé au fil des années en construisant Team for the Planet, en essayant de comprendre pourquoi certaines personnes s’engagent facilement et pourquoi d’autres abandonnent en cours de route.
Il y aborde notamment la notion de co-bénéfices, l’importance de rendre les choses concrètes, et le rôle de ceux qui sont déjà convaincus dans la manière dont ils transmettent le sujet.
Le livre a été écrit dans un contexte particulier, alors qu’il était immobilisé pendant un moment. Ce temps lui a permis de prendre du recul, de structurer ses idées et de formaliser une approche qu’il appliquait déjà de manière assez intuitive.
Son objectif n’est pas d’ajouter une couche de complexité, mais de rendre le sujet suffisamment clair pour que davantage de personnes puissent s’y projeter et agir.
Le livre “Écolo mais pas relou” : un manuel d'auto-défense drôle et concret pour survivre en tant qu'écolo dans un monde extérieur hostile 👇
Un grand merci à Medhi pour cet échange !
Merci pour ta lecture, si cela t’a plu, n’hésite pas à :
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