Yann Rivoallan est président de la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin et lutte contre les dérives des plateformes asiatiques comme Shein et Temu.
Bonjour à tous 👋
Aujourd’hui, je vous présente le parcours de Yann, le président de la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin, une organisation rassemblant 600 marques de modes françaises pour proposer une vraie alternative à la fast fashion.
Pour cette édition, j’ai passé du temps avec Yann, pour qu’il me raconte son parcours politique et entrepreneurial et son engagement contre mode ultra-éphémère.
Bonne lecture 👇
Aujourd’hui, Yann Rivoallan est :
🙋♂️Un entrepreneur, citoyen, père engagé contre la mode ultra-éphémère et pour les droits humains des travailleurs et le respect de la planète
👗Le président de la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin : une organisation rassemblant 600 marques de modes françaises pour proposer une vraie alternative à la fast fashion
🌱Une ambition : lutter contre les dérives environnementale et sociales des plateformes asiatiques comme Shein et Temu
Pour suivre les actualités et engagements de Yann, n’hésitez pas à le suivre sur LinkedIn 👇
Le premier souvenir politique de Yann remonte à 1981.
Il a 9 ans, François Mitterrand est élu président, et il comprend pour la première fois que la politique peut être un levier d’impact concret sur le réel.
Un an plus tard, un autre événement marque son parcours : son premier ordinateur IBM.
À 10 ans, il entre dans le monde du digital et devient, sans le savoir, un “digital native” avant l’heure.
Très tôt, trois dimensions s’entremêlent dans sa vie : l’entrepreneuriat, l’art et la technologie.
De ses 20 à 30 ans, il est photographe, crée sa première société et code lui-même son propre ERP.
En parallèle, il développe une pratique artistique plus large, entre image, création et peinture, qu’il poursuit encore aujourd’hui.
Ce rapport intime au digital et à la création va structurer toute sa lecture du monde contemporain. Pour Yann, ce qui transforme profondément nos sociétés, ce sont les révolutions technologiques.
Et demain, il en est convaincu, certaines intelligences artificielles auront un impact comparable à celui des grands bouleversements politiques ou scientifiques.
Depuis le début des années 2000, l’engagement de Yann se cristallise autour d’un combat central : la lutte contre la fast fashion.
Un combat qui, selon lui, ne peut pas être réduit à une question de consommation individuelle ou de pouvoir d’achat.
Il observe très tôt la montée en puissance de plateformes comme Shein, qui exploitent des volumes de données massifs, une capacité industrielle hors normes et, depuis plusieurs années déjà, l’intelligence artificielle.
Pour Yann, le constat est clair : sur le terrain de l’IA, l’Europe a perdu du temps.
La Chine bénéficie d’un accès colossal aux données, d’un cadre réglementaire minimal et d’une capacité à scraper, copier et produire à une vitesse inégalée.
Mais la question n’est pas seulement technologique. Elle est aussi morale et politique.
On parle sans cesse du pouvoir d’achat des consommateurs, beaucoup moins de celui des producteurs, des ouvriers et des créateurs.
Il faut réhabiliter la valeur de la matière, du travail humain et du temps long. Sacraliser à nouveau la mode comme un acte culturel, et non comme un flux jetable optimisé par des algorithmes.
C’est dans ce contexte qu’il s’engage publiquement, multiplie les prises de parole et co-lance une pétition contre la fast fashion, aux côtés de la députée Anne-Cécile Violland et l’entrepreneuse Victoire Satto.
Elle réunira 300 000 signatures et donnera suite à une proposition de loi, adoptée par le Sénat.
Créée il y a près d’un siècle, à la suite de la crise de 1929, la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin regroupe aujourd’hui près de 600 marques françaises.
Son rôle historique est clair : structurer la filière, accompagner les marques et répondre aux grandes crises industrielles.
Depuis qu’il en est président, Yann cherche à lui donner une nouvelle trajectoire.
L’objectif n’est pas seulement de résister à la fast fashion et aux plateformes asiatiques comme Shein, mais de construire une alternative crédible, désirable et compétitive.
Cela passe par plusieurs chantiers structurants : l’innovation, la transition écologique, la transformation numérique et, de plus en plus, la question du rôle de l’intelligence artificielle dans la mode.
Pour Yann, la bataille ne se gagnera pas uniquement sur le terrain du prix ou du volume.
Elle se joue sur deux priorités fondamentales.
D’abord, redéfinir ce qu’est la mode : une industrie fondée sur la matière, le temps long, la création et le respect du travail humain, et non un flux jetable optimisé par des algorithmes.
Ensuite, accélérer sur une intelligence artificielle “bien fondée”, qui ne repose pas sur la prédation massive de données, l’absence de régulation et l’exploitation sociale.
Cette vision est aussi profondément personnelle.
Yann est aujourd’hui père, et se projette dans dix ans avec un enfant de 10 ans.
Cette perspective change l’échelle du combat : il ne s’agit plus seulement de réguler un secteur, mais de transmettre un système plus juste, plus humain et plus soutenable à la génération suivante.
Dans dix ans, il se voit toujours engagé, probablement encore plus politique, mais en dehors des cadres traditionnels.
Faire bouger des lignes, créer des ponts entre art, commerce, innovation et citoyenneté, et laisser derrière lui une mode un peu moins cynique que celle qu’il combat aujourd’hui.
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Un grand merci à Yann pour cet échange et à Victoire pour la mise en relation !
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